Aidastra | Fabricant de mobilier médical de haute qualité. Notre gamme comprend des lits pivotants et des déambulateurs à roulettes conformes aux normes CE, FDA et SGS. Fabricant B2B de confiance, nous proposons des solutions de mobilité aux standards internationaux.
Ce n'est pas ce qui va tout changer. Le marché des équipements médicaux évoluera différemment d'ici trois à cinq ans, non pas grâce à l'apparition d'une nouvelle fonctionnalité, mais parce que les forces sous-jacentes se transforment simultanément : qui a besoin de soins, qui les fournit et qui les finance.
Nous avons déjà abordé la situation actuelle du marché (sa taille et sa répartition géographique) dans un premier article, et l'impact des équipements sur les soins quotidiens dans un second. Cette FAQ porte sur les facteurs qui influenceront le marché au cours des trois à cinq prochaines années et leurs conséquences pour les acheteurs et les fournisseurs.
Les données démographiques, et plus particulièrement la cohorte la plus âgée.
L'Organisation mondiale de la Santé prévoit que d'ici 2030, une personne sur six dans le monde aura 60 ans ou plus. D'ici 2050, la population des 60 ans et plus doublera, passant de 1 milliard en 2020 à 2,1 milliards, et celle des 80 ans et plus triplera pour atteindre 426 millions. Les Perspectives de la population mondiale 2024 des Nations Unies estiment le nombre de personnes de 80 ans et plus à environ 265 millions au milieu des années 2030, soit au moment où le nombre de personnes de plus de 80 ans dans le monde dépassera celui des enfants de moins d'un an.
Le chiffre de plus de 80 ans est plus important que le titre, car la demande en matériel médical se concentre chez les personnes les plus âgées et les plus dépendantes. L'OMS estime qu'environ deux personnes sur trois qui atteignent un âge avancé auront besoin d'une aide prolongée pour les activités de la vie quotidienne : se lever, se déplacer, se laver. Ce besoin se traduit par des lits, et non par des ordonnances.
Et ce n'est pas un problème qui concerne uniquement les pays riches. L'OMS prévoit que d'ici 2050, près de 80 % des personnes âgées vivront dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, qui disposent des infrastructures les moins adaptées pour leur prise en charge. C'est ce décalage entre la demande et les capacités qui rendra la prochaine décennie si particulière.
Pendant la majeure partie de la dernière décennie, la question était de savoir si les familles et les gouvernements pouvaient se permettre les soins. De plus en plus, la question est de savoir qui les assurera concrètement.
La pénurie de personnel constitue le principal obstacle. Selon l'analyse de l'OMS sur la Décennie pour le vieillissement en bonne santé, seul un pays sur quatre environ dispose des ressources financières et politiques nécessaires pour assurer une prise en charge intégrée des personnes âgées, et seulement un sur trois environ pour les soins de longue durée. L'Organisation internationale du travail estime qu'un doublement des investissements dans le secteur des soins permettrait de créer 269 millions d'emplois supplémentaires d'ici 2030, ce qui illustre l'insuffisance considérable des effectifs actuels.
En matière d'équipement, la conséquence est directe : tout ce qui permet à un seul soignant d'effectuer les tâches qui en nécessitaient deux auparavant vaut bien plus que son prix. C'est le principe d'un lit pivotant pour personnes âgées ou d'un lit à hauteur réglable électriquement : l'effort physique est transféré du corps humain à un moteur. Les établissements qui suivent ces indicateurs dans leurs ratios de personnel et leurs déclarations d'accidents du travail sont généralement les premiers à adopter ces solutions, car le retour sur investissement est immédiatement visible.
Les personnes concernées existent déjà. Dans les pays de l'OCDE, la plupart des personnes bénéficiant de soins de longue durée reçoivent des soins à domicile (environ 70 % des personnes dépendantes), et le maintien à domicile est devenu l'objectif affiché des politiques de soins dans la majorité des pays. Les premières Normes mondiales de l'OMS pour les soins de longue durée, dont un chapitre central est consacré aux soins à domicile et en milieu communautaire, vont plus loin : l'objectif est d'aider les personnes âgées à vivre en toute sécurité chez elles le plus longtemps possible.
Les investissements suivent plus lentement. Les dépenses de l'OCDE en matière de soins de longue durée représentaient en moyenne 1,8 % du PIB des pays membres en 2023 et devraient presque doubler pour atteindre 2,8 % d'ici 2050. Cependant, la répartition de ces dépenses reste inégale : environ la moitié est allouée aux maisons de retraite et seulement un sixième aux soins professionnels à domicile. La réforme du remboursement est un enjeu crucial. Le 15e plan quinquennal chinois (2026-2030) prévoit l'extension de l'assurance dépendance à l'échelle nationale, en complément des dispositifs déjà en place au Japon et en Allemagne et des dérogations au programme Medicaid aux États-Unis.
Un bémol toutefois, car il revient souvent : les soins à domicile ne sont pas systématiquement moins chers. Pour les personnes âgées ayant des besoins importants, les données de l’OCDE portant sur 22 pays et régions indiquent que les soins à domicile représentent 292 % du revenu médian, contre 211 % pour les soins en établissement. Le domicile est donc plus avantageux dans certains contextes et plus coûteux dans d’autres, selon le niveau de soutien public dont il bénéficie. Le recours aux soins à domicile relève d’un choix et d’une orientation politique réels. Il ne constitue pas une source d’économies garantie.
Les logements ont des exigences de conception différentes de celles des services hospitaliers, et les équipements vendus en témoignent.
Une maison de retraite dispose de larges portes, de pièces de rangement et d'un personnel formé à l'utilisation des appareils. Une maison familiale, en revanche, offre des couloirs étroits, aucun espace de rangement, aucun service d'entretien sur place et un opérateur souvent un conjoint ou un enfant adulte non formé. Ce choix favorise un cadre plus simple, plus intime et moins impersonnel : des lits en bois plutôt que blancs et chromés, un simple bouton au lieu d'un boîtier de commande et un espace adapté à une chambre plutôt qu'à une pièce entière.
Ce qu'une infirmière peut gérer à domicile devient un handicap. Ce simple test – un membre de la famille fatigué pourrait-il s'en servir à deux heures du matin sans mode d'emploi ? – explique mieux la feuille de route du produit que n'importe quelle fiche technique.
La certification devient un minimum requis plutôt qu'un argument de vente. Les normes IEC 60601-2-52, l'enregistrement auprès de la FDA et le marquage CE servaient autrefois à différencier un produit ; sur la plupart des marchés développés, elles sont désormais une condition préalable à toute évaluation.
Le nouvel élément clé est la responsabilisation quant aux résultats. Le projet de normes mondiales de l'OMS pour les soins de longue durée est axé sur le suivi de la qualité, le personnel et le financement, et non uniquement sur les dispositifs eux-mêmes. Parallèlement, certains organismes payeurs commencent à conditionner le financement des établissements aux résultats rapportés : chutes, blessures, hospitalisations évitables. Lorsque le financement est lié aux résultats, les spécifications demandées par les acheteurs le sont également : durée de vie certifiée du moteur, tests de sécurité documentés et conception réduisant les situations les plus à risque, notamment les transferts hors du lit. Nous avons déjà soutenu que, sur certains marchés, les équipements ergonomiques passeront du statut d'option à celui d'équipement obligatoire ; le financement lié aux résultats est le levier de cette transition.
Les deux, mais la part réellement en croissance est plus réduite que ne le laisse entendre le marketing.
Le véritable levier de croissance réside dans la surveillance : détection des chutes, détection de présence, alertes à distance. Dans certaines régions de Chine, des projets pilotes urbains utilisent déjà des radars à ondes millimétriques et des dispositifs portables pour détecter les chutes, et des enquêtes menées sur place ont révélé que 93 % des personnes âgées seraient prêtes à payer pour de tels services. Il ne s’agit donc pas d’un simple phénomène pilote.
Mais la rentabilité des produits privilégie toujours la fiabilité aux fonctionnalités. À domicile notamment, un lit qui fonctionne tout simplement vaut plus qu'un lit qui génère ses propres données et nécessite un entretien régulier. Il faut s'attendre à ce que les fonctions intelligentes se démocratisent progressivement, passant des modèles haut de gamme aux modèles de milieu de gamme dans les prochaines années (le coût des capteurs étant en baisse), plutôt qu'à une transformation radicale du secteur. Les acheteurs, surtout dans le secteur résidentiel, sont peu enclins à accepter des équipements nécessitant un abonnement et un service informatique.
Trois choses, classées par ordre de coût en cas d'erreur.
En tant que fabricant de lits médicalisés à domicile, nous le constatons dans notre propre usine : les commandes en hausse concernent les soins à domicile et les établissements qui cherchent à optimiser leurs ressources humaines. Ces deux tendances convergent.
Les facteurs évoqués ci-dessus ne constituent pas une prévision concernant un seul produit. Ils reflètent l'évolution des besoins en soins, des prestataires et des financeurs, et le secteur est impacté simultanément par ces trois éléments. Trois à cinq ans suffisent pour que ces changements se traduisent clairement dans les demandes des acheteurs.
Extrait de notre FAQ complète sur les équipements pour personnes âgées. Chez AIDASTRA, nous fabriquons des lits pivotants, des lits médicalisés et des aides à la mobilité. Si vous prévoyez une gamme de produits ou un budget pour votre établissement en fonction de ces équipements, indiquez-nous le marché et le contexte : nous vous indiquerons les solutions les plus adaptées à vos besoins.
Related Articles: